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Voici la suite et la fin de ma petite nouvelle que j'ai intitulé "Révolte". 

5 minutes pour savoir ce que notre ami devient dans une ville en perdition.... Il y a surement des fautes et des coquilles mais il est tard, alors, prenez une minute en plus et pardonnez moi ;) 

 

 

"Il ne restait plus que l’hypermarché en périphérie. On se ruait là-bas. On achetait ce qu’il y a avait sans se préoccuper d’où ça venait. L’hypermarché a connu une croissance de son chiffre d’affaire à trois chiffres et est devenu le seul lien avec les producteurs et les éleveurs. Sa rentabilité était telle que des parkings à plusieurs étages ont commencés à pousser partout. L’hypermarché est devenu un méga-marché dans un méga centre commercial.  Après avoir fait ses courses on rentrait chez soi et la ville restait déserte. Les commerçants sont partis ; les gens ne se rencontraient plus. Les vieux mourraient seuls chez eux. Les enfants ne sortaient plus de leur chambre et leurs parents ne faisaient que regarder la télé et aller au cinéma. Plus d’associations de quartier, plus d’écoles, plus de piscines, plus rien. Les gens partaient. On voulait juste quitter la ville, pour un ailleurs plus « sociable ».

La ville était définitivement morte. Le peu qui restait s’est retourné contre moi en me prétextant que si je n’avais pas commencé à râler, « on n’en serait pas là ». Mouais… Moi j’avais juste écrit des articles. Des mots virtuels sur un papier virtuel. Je ne pensais pas qu’on pouvait en arriver là rien qu’avec des mots, surtout les miens.  

Je me suis fait salement décorer la façade ma maison et mon jardin s’est remplit de rouleau de papier toilette. Ma copine a rejoint l’autre camp et m’a quitté pour l’ancien pâtissier. J’ai finalement cédé et publié une note d’excuse sur le blog. La ville n’allait pas mieux, mais au moins, je n’avais plus d’œufs congelés qui crevaient mes fenêtres. J’ai annoncé mon départ et je suis parti. Je suis passé devant mon café préféré qui avait fermé et il avait été repris par les quelques personnes qui restaient, ils avaient formés une « association des survivants ». Il parait qu’un agriculteur et un éleveur leur fournissaient de quoi faire tourner la boutique le midi,  une fois par semaine. Ils recommençaient à zéro et boycottaient le centre commercial en proposant des conserves de plat préparés dont les prix augmentaient de semaine en semaine. Il parait que la première boulangerie a rouverte au bout d’ 1 an seulement.

Ça c’est ce que j’ai lu dans le journal. Je n’y suis plus retourné depuis 2 ans. Tout ça c’est terminé. Ma copine de l’époque est partie avec mon canapé préféré en plus. Depuis, je cherche désespérément un canapé aussi confortable et réconfortant, mais rien. En rentrant de mes pokers je m’endors sur un fauteuil trop petit que Jim m’a donné quand je suis arrivé ici. Milly s’endort sur mon lit. C’est pas possible qu’aucun magasin ne vende un canapé digne de ce nom ! Je ne vais quand même pas me remettre à écrire pour dénoncer l’inconfort qu’on nous oblige à acheter sous prétexte qu’il « n’y a que ça ». Ça me révolte quand même. Devoir payer 300€ pour un canapé dur comme une pierre tombale…Mmmmh… de toute façon il y a peu de chance pour que ça se passe comme la dernière fois…"